Mise en scène

Histoire

Comme Alceste porte bien son nom, le Misanthrope ! Car, en effet c’est la société dans son ensemble, qu’il rejette : les compromissions, les mensonges et les faux-semblants. Malheureusement pour lui, il est également amoureux de Célimène, qui est l’enjôleuse illustration de ce monde qu’il désavoue…

Ce jour-là, Alceste exige de Célimène une explication sur la vérité de ses sentiments à son égard.

Dramaturgie

« La crise », qui révolte les indignés de tout bord, révèle aujourd’hui crûment les illusions sociales. Les masques tombent, livrant à nu une réalité asservissante que dénonçait déjà Molière dans le Misanthrope.

Tel un indigné qui refuserait d’entrer dans le jeu, la posture d’Alceste nous renvoie à notre aptitude personnelle à nous révolter et nous questionne sur notre capacité à déjouer les règles sociales.

Note d’intention Laetitia Leterrier

Et si les courtisans de Molière étaient de simples pièces d’un jeu de société où « tous les coups sont permis… » ?
L’univers du jeu met en relief le comportement de l’homme soumis aux contraintes sociales, il révèle aussi la part d’artifice que chacun d’entre nous, acteur ou spectateur, revêt dans la mise en scène du quotidien.

La partie commence, Alceste veut mettre cartes sur table avec Célimène. Certains joueurs vont les aider, d’autres vont s’interposer.
Alceste, « hors-jeu » fait partie du public et partage avec lui son indignation, face à cette mascarade. Lorsqu’il se décide à enfin entrer dans le jeu, tout se dérègle.
Les cartes sont redistribuées : Célimène est exclue, Arsinoé et les marquis deviennent les maîtres du jeu, Philinte et Eliante quittent la partie et choisissent l’amour. Alceste sort du monde, libre… mais seul. Les cartes sont redistribuées : Célimène est exclue, Arsinoé et les marquis deviennent les maîtres du jeu, Philinte et Eliante quittent la partie et choisissent l’amour. Alceste sort du monde, libre mais seul…

Jeu des comédiens

Les comédiens travaillent sur deux formes d’expression : le social et l’intime. Lorsque le personnage est habité par des comportements automatiques, guidé par l’habitude, la contrainte social, il est « étranger à lui-même ». Sa parole, ses mouvements sont adressés au public, il est en représentation. Lorsque ce même personnage sort du contexte social, sa parole, ses gestes sont portés par l’émotion, le sentiment. Il est dans l’expression de lui-même.